Passer le permis moto en 2026 est une aventure qui demande de la rigueur, de la passion et une excellente préparation. Si l’obtention de l’ETM (Examen Théorique Moto) est la première étape indispensable, c’est l’examen pratique qui représente le véritable défi pour les futurs motards.
L’équipement obligatoire : la sécurité avant tout
Avant même de toucher à la poignée de gaz, l’examinateur vérifie votre équipement. En 2026, les normes de sécurité sont strictes et aucun compromis n’est toléré. Pour être admis à l’examen, vous devez porter :
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Un casque homologué de taille adaptée, muni des quatre dispositifs réfléchissants.
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Des gants de protection certifiés CE.
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Une veste ou un blouson à manches longues spécifique à la pratique de la moto.
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Un pantalon résistant (le jean est accepté s’il est épais, mais le cuir ou le textile technique sont préférables).
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Des bottes ou des chaussures montantes protégeant les malléoles.
L’absence d’un seul de ces éléments entraîne l’ajournement immédiat de l’examen.
La phase hors circulation : l’épreuve du plateau

L’épreuve du plateau dure environ 10 à 15 minutes. Elle vise à vérifier que vous maîtrisez votre machine à basse et moyenne vitesse. Depuis la réforme, le parcours est unique et s’effectue d’une seule traite.
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Le déplacement sans l’aide du moteur : Vous devez pousser la moto en avant et en arrière sur un parcours limité, puis effectuer les vérifications techniques de base (état des pneus, freins, commandes).
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L’allure lente : C’est l’exercice de l’équilibre. Vous devez slalomer entre des cônes à une vitesse très réduite, parfois avec un passager. Le secret réside dans le regard et l’utilisation du point de patinage de l’embrayage.
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L’allure normale : Cette partie comprend un freinage d’urgence à 50 km/h et une manœuvre d’évitement. L’examinateur utilise un radar pour vérifier que vous avez bien atteint la vitesse requise. Une bonne gestion du freinage moteur et de la force de freinage est ici primordiale.
Pour réussir le plateau, vous disposez de deux essais pour l’ensemble du parcours (sauf en cas de chute, qui est éliminatoire). En savoir plus en cliquant ici.
L’examen oral : la maîtrise théorique sur le terrain
Bien que l’ETM soit désormais une épreuve à part entière, l’examinateur peut vous poser quelques questions de sécurité lors de la phase de plateau. Ces questions portent sur la mécanique de la moto, les réglages de base (tension de chaîne, niveaux) ou l’utilisation des commandes.
Il ne s’agit plus des anciennes « fiches » à apprendre par cœur, mais d’une démonstration concrète de votre capacité à vérifier le bon état de marche de votre véhicule avant de prendre la route. Une réponse erronée peut vous pénaliser, alors ne négligez pas la lecture de votre manuel d’utilisateur !
L’épreuve en circulation : l’immersion réelle
Une fois le plateau en poche (validé par une note A ou B), vous accédez à l’épreuve en circulation, qui dure environ 40 minutes. Vous circulez en ville et sur route, suivi par l’examinateur dans une voiture de l’auto-école. Celui-ci vous transmet les directions par liaison radio.
L’objectif est de démontrer que vous savez circuler en toute sécurité, sans gêner les autres usagers et en respectant strictement le code de la route. L’examinateur évalue :
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Votre positionnement sur la chaussée (notamment dans les virages).
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Votre capacité à anticiper les dangers.
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Le respect des distances de sécurité.
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La prise d’information (les fameux contrôles directs ou « coups d’œil » latéraux).
En 2026, une attention particulière est portée à la conduite apaisée et au partage de la route avec les usagers vulnérables comme les cyclistes et les piétons.
Le verdict : l’obtention du certificat
À la fin de l’épreuve, l’examinateur ne vous donne pas le résultat immédiatement. Vous devrez consulter les résultats en ligne sur le portail officiel de la sécurité routière 48 heures après l’examen.
Pour être reçu, vous devez obtenir un minimum de 27 points sur 31 et ne commettre aucune erreur éliminatoire (comme le non-respect d’un stop, un sens interdit ou un franchissement de ligne continue). Si vous réussissez, vous recevrez votre CEPC (Certificat d’Examen du Permis de Conduire) provisoire, valable 4 mois en attendant la réception de votre permis définitif.