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HISTOIRE DES COMMUNES

Ici viendra prendre place, au fil des mises à jour, un historique succinct des communes traversées par mes ancêtres. Tout renseignement, anecdotes que vous pourriez me donner seront les bienvenus. 

 

 

 

FRAMERIES

ORIGINE

L'hypothèse de l'origine du nom de Frameries qui se retrouve le plus souvent, situe la genèse de ce mot à l'époque romaine.

Les Germains et les Romains donnaient au domaine le nom de leur propriétaire suivi du suffixe "IACUS" qui signifie " l'appartenance de la terre ".

Ce propriétaire se serait appelé "Frameric" ou "Framaric".

Le territoire se divisait en 3:

- Au sud il y avait "Flaginiacas" ( Fleignies ) domaine de Flago.

- A l'ouest se trouvait celui de "Landaberthiacas" ( Lambrechies ) domaine de Lambert ou Landaberth.

-Et donc au nord et au centre, Frameries, terre des Francs ou de Framaric qui comprenait déjà 

 "La Bouverie" et "Pâturages".

 

HISTOIRE

Au VII° siècle, le domaine de Frameries appartenait à Walbert, père de Sainte Waudru et que celle-ci l'apporta en dot au monastère qu'elle fonda vers 649 sur les hauteurs abandonnées de "Castricolus", le Mons actuel.

Elle devint la patronne de Frameries et donna son nom à son église.

A sa mort, l'évèque de Cambray, Aubert II, fit ériger sur un des alléux ( des terres ), un oratoire et en fit don au monastère de Mons au X° siècle.

Vers l'an 1000, dans une vie de Saint Ghislain, on trouve la première mention de Frameries. Ce manuscrit est visible à la bibliothèque universitaire de Mons.

Le 18 février 1182, une bulle du pape Lucius III fait apparaître l'existence du village, faisant mention de la donation de l'église au Chapitre de Ste Waudru.

C'est en 1142 que Baudouin IV, Comte de Hainaut, concède Frameries aux Templiers.

Les Chevaliers de Saint Jean, devenus les Chevaliers de Rhodes plus connus sous le nom des Chevaliers de l'Ordre de Malte, remplacèrent les Templiers en 1312. Ils possédaient alors les terres du Temple et de Fleignies et la commanderie ainsi créée prit le nom de "Fliémet".

La ferme du Temple et le Pilori, élevé par le Commandeur Fleury de l'Ordre en 1767, en sont les vestiges.

La Cense du temple fut transformée à la fin du XIV° siècle en maison de campagne. On peut encore voir au dessus de l'entrée principale, l'écusson des chanoinesses de Sainte Waudru.

Frameries dépendait du fief de Ligne. Il existait un serment d'archers de Saint Sébastien, auquel le grand bailli du Hainaut accorda des statuts en 1576.

1792, après la revolution, le chapitre de Ste Waudru perdit cette propriété suite à la sécularisation des biens du clergé. Les chanoinesses furent chassées et la ferme fut acquise des années après par la famille Corbisier de Frameries dont l'un des membres devint conseiller à la cour de cassation.

 

Ceci n'est qu'un résumé succinct des grandes dates de la ville de mes ancêtres.

L'histoire contemporaine et de plus amples informations peuvent être consultées à l'adresse suivante dont je me suis largement inspiré avec l'autorisation de son auteur:

http://www.chez.com/borinage/framerie.htm

Vous pouvez également consulter le site de la ville de Frameries à cette adresse:

http://www.frameries.be

Pour voir les photos de Frameries suivez ce lien: Frameries

 

 

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PATURAGES

ORIGINE

Pâturages est arrosé par le ruisseau du Rieu du Coeur, que l'on devrait dire "choeur" car il a pris ce nom du fait de son passage derrière le choeur de l'église de FRAMERIES.

A l'époque romaine, ce territoire était habité, comme en témoignent les nombreuses antiquités qu'on y a découvertes. Les dépendances anciennes sont Caud-Caillou, Chaud caillou, rappelant peut-être un affleurement de houille qui se serait embrasé; "Cul de Quevau, où "cul" signifie "fond" et "vau" qui vient de "vaue" qui signifie "voie", ce qui correspond très bien à la topographie de ce coin à l'extrême de Pâturages entre WASMES et EUGIES.

 

HISTOIRE

Au XIV° siècle, la commune s'étendait, vraisemblablement, du chemin de Binche vers le bois l'évêque en y comprenant la rue mitoyenne d'EUGIES et une partie de LA BOUVERIE. Pâturages était alors une dépendance de QUAREGNON. Les habitants de ces communes avaient le droit exclusif de faire paître leurs troupeaux, de tailler des coupes dans les bois et de tirer du sable et des pierres ( Chemin de Binche et bois l'évêque ).

Dans le bois l'évêque tout proche, les loups ("les leus") venaient se nourrir de quelques bêtes, ce qui provoquait une peur immense, d'où la naissance de croyance populaire. Aussi, quand ces canidés eurent disparu des contées, chassés par les défricheurs et les bâtisseurs, leur fit-on place dans la légende et le folklore.

Du XIV° siècle jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, ces pâturages étaient soumis aux droit de "champiage" des villages de FRAMERIES, QUAREGNON. C'est sur ce territoire que sont situés les premiers charbonnages du couchant de MONS.

Au XV° siècle, vers 1410, on trouvait sur Pâturages un lieu-dit " le Casteil le diaule" ou château du diable, comme celui de QUAREGNON. Y aurait-il eu là une vieille ruine romaine ou franque que le populaire aurait baptisé de cette appellation mystérieuse?

En 1772, dressé dans une liste officielle, Pâturages est cité comme village. L'abbaye de SAINT GHISLAIN était collateur de la paroisse de Pâturages qui fut démembrée en 1685, de celle de QUAREGNON.

Dès le début du XVIII° siècle, l'extraction de la houille se faisait à Pâturages. C'est cette industrie qui a donné une grande extension à l'agglomération devenue de nos jours l'une des plus populeuses du Borinage.

A la Révolution, la commune fut choisie comme chef lieu de canton et siège d'une administration cantonale.

Pour voir les photos de Pâturages suivez ce lien: paturages

 

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CRETEIL

 

Entre Marne et Seine, au seuil de la Brie, Créteil justifie par sa position, son toponyme d'origine pré-latine: CRISTOÏUM, "la clairière sur la crête".

Bien qu'un habitat ait existé dès l'époque néolithique, c'est à l'époque carolingienne que Créteil apparaît dans les textes en qualité de bourg libre: le Martyrologue d'Usuard vers 865, le diplôme de Charles III confirmant la donation de Grimoard à l'église Saint-Christophe ( 900 ), la légende des Martyrs, antérieure à l'an mil, font référence au massacre, vieux de plusieurs siècles, d'Agoard, d'Aglibert et de leurs compagnons, en l'honneur de qui une crypte fut creusée en l'église.

Le terroir de Créteil compte trois seigneuries dont la principale, regroupant le "vicus" et la "villa" de Grimoard, appartient au chapitre de Notre Dame qui, avec les pierres tirées des carrières locales, fait édifier à la fin du XI° siècle, le clocher-tour roman, symbole de sa puissance et refuge pour les villageois, puis, de 1170 à 1250, à l'église gothique.

Autour de cette église, accostée de la grange dîmeresse et du cimetière, s'articule la vie de la communauté cristolienne. Soumise à la culture des champs et des vignes, elle lutte pour sortir de sa condition servile ( XIII° siècle ), puis pour obtenir une meilleure répartition de la taille seigneuriale ( 1284-1399 ), et un allégement des impôts royaux ( 1351-XVIII° siècle ).

Créteil, en 1284, compte 129 feux et possède un artisanat rural et un embryon de commerce dû au chemin de Brie et au trafic fluvial.La ville, entourée de murs, ouvre ses portes à des hotes parfois illustres - Louis VII y dîne, et y dort en 1157; le cortège de Saint Louis s'y arrête, en 1271, le temps de la guérison d'un enfant; Charles VI et la petite reine y séjournent dans l'hôtel que le trésorier Miles Baillet a fait édifier rue du Mèche, et dont subsistent le colombier et les caves à vin alvéolées; les pélerins, protégés par la bulle de Clément VII ( 1379 ) et par des lettres de Charles VI ( 1394 ), descendent de l'église à la chapelle Notre-Dame, récemment élevée sur le tertre du Mèche.

Misères et fastes se succèdent au XV° siècle, laissant le terroir en friche et quelques souvenirs marquants: les obsèques solennelles du Curé Jean Rousseau ( 1405 ), la consécration de l'église ( 1462 ), l'implantation de l'Hôtel-Dieu ( 1471 ).

Quand revient la sécurité, les Parisiens s'installent dans les maisons des champs; l'évèque Jean du Bellay, par échange, devient seigneur de Créteil ( 1548 ) et son neveu Joachim règle pour lui la réfection du moulin banal en 1559. La confrérie Notre-Dame du Mèche offre à la vierge, protectrice des troupeaux, une cloche, Marie, qui a maintenant 435 ans.

Les troubles religieux valent à Créteil le pillage de son église par les Huguenots ( 1567 ), le meurtre, par les Catholiques, de l'historien protestant Pierre de la Place, hôte du manoir seigneurial ( 1572 ) et de si grandes dévastations, que la communauté doit vendre sa prairie des Uzelles, au long de la rivière ( 1594 ).

Un chasseur égaré se chauffant à l'auberge du carrefour, c'est Henri IV ( 1602 ), une reine en pélerinage à la chapelle des Mèches, c'est Anne d'Autriche ( 1637 ), le garde des Sceaux Mangot est au manoir seigneurial, et déjà apparaît l'aristocratie locale des fermiers.

Créteil paye un lourd tribut à la Fronde: les terres sont dévastées, les maisons pillées, la population, réfugiée, sous la houlette du curé poète Peillot de la Garde, au port de Créteil, est décimée par la maladie ( été 1652 ).

Voici une retranscription du registre paroissial de Créteil en 1652 qui relate les faits:

" Le journal des Baptêmes février jusqu'en décembre a été perdu et a ... par les gens de guerre de l'armée de Mr le Prince de Condé composée de François, Lorrains, Allemands Wittenberg, qui furent 5 mois tant à Créteil qu'aux environs. Ils arrivèrent à Créteil le jour de l'octave du Saint Sacrement et ne décampèrent qu'au 15 d'octobre pendant lequel temps ils pillèrent l'église de Créteil et toutes les maisons du lieu et des environs. Les Wittenberg el leur décampement camèrent 3 jours dans l'église, dans le presbytaire et dans toutes les maisons. Pendant qu'ils furent en ces cartiers cinq mois durant ils firent de grandes cruautés pilleries et ravages. Les pauvres habitants n'osaient paraître de peur d'être tués ou maltraités. Ils se réfugièrent les uns à Paris les autres à Saint Maur ou en d'autre lieux, et en mourut de misère, maladies et cruautés 250 tant hommes femmes qu'enfants grands et petits. Dieu par sa Sainte grâce nous veuille délivrer de semblables misères à l'avenir... L'Eglise paroissiale de Créteil et la chapelle de Notre Dame des Hescher qui avaient été pollué par les Allemands Wittenberg Lorrain et Français de l'armée de Monsieur le Prince de Condé fut rebénie et réconcilliée le 26 octobre 1652 par moi Prêtre Conseiller et aumonier du Roy, Curé de Créteil suivant les pouvoirs à moy donnés de Monseigneur l'Archevèque de Corinthe Coadjuteur de l'Archevéché."

Le village se relève lentement de ses ruines: il ne compte que 120 feux au XVIII° siècle. Le nombre des ouvriers s'accroît du fait de l'exploitation amplifiée des carrières, de la création d'un second moulin ( 1684 ) et de l'importance des fermes et des maisons de campagne. Celles-ci accueillent, le temps d'un caprice, d'une vie ou de plusieurs générations, bourgeois et nobles, et leur présence n'est pas indifférente à l'atmosphère de la ville: Pussort, oncle de Colbert, Brosseau, correspondant de Leibniz, l'architecte Prédot, le médecin Clément, l'avocat janséniste Issaly, la "divine Emilie", Madame de Monsabert, le conseiller Duport et son ami Mesmer, le comte de Soyecourt et bien d'autres se sont plu à Créteil.

Les 26 notables de la paroisse qui rédigent le cahier de doléances assurent, sans éclat, la gestion de la commune face à l'exaltation du menuisier Laviron, juré au tribunal révolutionniare... Un troisième moulin s'élève sur le bras du Chapitre, les maisons bourgeoises changent d'hôtes: le banquier Carié est au Puits Georget, la générale Berthier aux Buttes et le maréchal Sérurier à la Porte de Brie.

De 1819 à 1831, le maire, M. de Joly s'efforce d'inculquer les principes de la vie municipale à son millier d'administrés, dont beaucoup travaillent rudement dans les manufactures installées dans les moulins.

Le XIX° siècle voit le regroupement des terres entre les mains de quelques fermiers tout-puissants et le lotissement des propriétés d'agrément. La Porte de Brie ( 1821 ), Le Buisson ( 1856 ), Les Buttes ( 1859 ), le Puits Georget ( 1882 ), le Vieux Château ( 1897 ), font place à des pavillons où s'installent rentiers et employés séduits par le calme des champs et par les sites des bords de Marne, que célèbrent peintres et poètes: Victor Hugo ( 1819 ), Ransonnette ( 1846 ), Cézanne ( 1888 ), les Impressionnistes, les membres de l'Abbaye ( 1906 )...

Dès 1860, à l'orée de la plaine, s'installent les maraîchers, avec cloches et châssis, créant ce paysage typique dit " à la Créteil", qui subsistera jusqu'en 1960.

La guerre de 1870 passe et détruit pont, moulin, maisons, cultures: le combat du Mont-Mesly où est blessé à mort, le général de La Charrière, sonne le glas du vignoble cristolien.

En 1874, la mairie s'installe pour cent ans en une maison datant de 1759 ( maison du combattant ), dont le parc est sacrifié aux écoles. La ville s'équipe et s'agrandit à la périphérie. La population passe de 4923 habitants en 1900 à 11008 en 1946. Les bombardements aériens de 1944 tuent et détruisent massivement, et, désormais, l'urbanisation revêt l'aspect de grands ensembles.

Créteil, au seuil de ses 80 000 habitants justifie sa devise "Labore Fideque ".

Pour voir les photos de Créteil suivez ce lien: creteil

 

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SAINT MAUR DES FOSSES

 

Saint-Maur-des-Fossés recouvre un territoire dont les limites naturelles n'ont jamais changé, grâce à la résistance d'un éperon rocheux que les eaux de la Marne eurent à contourner. C'est ainsi que la rivière dessine une ultime boucle avant d'aller se perdre dans la Seine et circonscrit un espace de plus de mille hectares : la presqu'île de Saint-Maur est née.
4500 ans se sont écoulés depuis l'installation des premiers "Saint-Mauriens" (les bâtisseurs de mégalithes) dans les futurs villages médiévaux du Vieux Saint-Maur et de Saint-Hilaire.
A l'âge du fer, des Gaulois élurent domicile sur le site d'Adamville où se situe la plus grande nécropole gauloise connue en région parisienne. Un important mobilier funéraire fut retrouvé lors des fouilles en 1887. Il fait aujourd'hui partie des collections du musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye. Certains objets ont été déposés au musée Carnavalet à Paris.

L'ABBAYE DE SAINT-PIERRE-DU-FOSSÉ (639-1137)

L'abbaye de Saint-Maur, aujourd'hui disparue, fut au Moyen Age l'une des plus célèbres du royaume de France. Sa fondation remonte à 639, sous la régence de la reine Nanthilde. Toute une communauté de moines s'y installa et la première église fut dédiée à la vierge et aux apôtres Pierre et Paul. L'abbaye, désignée alors sous le vocable de Saint-Pierre-du-Fossé, bénéficia des biens et privilèges de l'évêque et du roi. Mais deux cents ans suffirent à endommager les bâtiments. L'église fut reconstruite plus au sud. Autour de l'an mil, une église plus vaste fut édifiée. Le culte des reliques de Saint-Maur naquit lorsqu'en 1137, année de grande sécheresse, le clergé eut l'idée de porter le corps de Saint-Maur en procession. La pluie tomba, le culte était né. Il faudra cependant attendre 1281 pour que l'abbaye soit connue sous le seul nom de "Saint-Maur-des-Fossés".

Vers la fin de la guerre de Cent ans (dans les années 1450), les reliques du saint avaient acquis la réputation de guérir l'épilepsie et la goutte, ce qui donnait lieu à des pèlerinages. Au Moyen Age, le territoire de l'abbaye se répartissait entre le hameau de Saint-Hilaire, situé dans la plaine de La Varenne, et le bourg du Vieux Saint-Maur qui concentrait ses aménagements dans un rayon peu étendu où les rues étaient rares.

Hors du bourg se trouvaient l'abreuvoir, le lavoir, le moulin et le port. Un marché s'y développa même au XIIIè siècle : on y vendait pain, fruits, légumes, vin et bestiaux.

Dispersées dans la plaine, les fermes de Champignol, du Mesnil et des Piliers comptaient quelques habitants, de même que les quelques maisons situées près des bacs de Chennevières et de Créteil.

LE CHÂTEAU DE SAINT-MAUR (1541)

Philibert de l'Orme, grand architecte de la Renaissance, traça le plan initial du château. Le monument devait comporter quatre corps de bâtiments édifiés autour d'une cour carrée, selon la volonté du cardinal Jean du Bellay. Bâti en 1541, le château de Saint-Maur fut entièrement transformé par Catherine de Médicis qui l'acquit en 1563. A la mort de la reine, le château n'était pas achevé. Vendu aux Condé, il fut achevé à la fin du XVIIè siècle par l'intendant Hérauld de Gourville.

A la Révolution, la famille des Condé était toujours propriétaire du domaine, quand ses biens furent confisqués au profit de la nation.

A l'automne 1796, tout fut dévasté. Du château, situé vers les n°11 à 15 de l'avenue de Condé, il ne reste rien. Les terrains passèrent aux mains des spéculateurs. Une grande partie des objets d'art qui recelait le château font partie aujourd'hui des collections nationales.

QUELQUES DATES

 A la veille de la Révolution, la ville de Saint-Maur comptait 1 100 habitants. Ses terres produisaient des céréales, on y exploitait des carrières et les industries prospéraient. Le bourg de Saint-Maur comprenait le hameau de la Branche du Pont. En 1790 tous deux ne devaient former qu'une seule commune quand le vicomte Boniface en décida autrement : deux municipalités étaient nées, Saint-Maur et Joinville. Le hameau de Saint-Hilaire ne comprenait que 80 habitants en 1791 ; il décida alors de renoncer à son autonomie. Un traité signé le 13 novembre de cette année-là stipula le rattachement du hameau de Saint-Hilaire à la commune de Saint-Maur-des-Fossés.

En 1794, la laïcisation, mise au goût du jour par un vent révolutionnaire, poussa les municipalités dont le nom rappelait l'Église, la monarchie ou la féodalité à en changer. C'est ainsi que Saint-Maur devint, par un clin d'œil, Vivant-sur-Marne, le plus expressif des antonymes, mais dont l'usage fut très limité.

En 1910, la plus terrible inondation qu'ait eu à subir notre boucle toucha 7 500 Saint-Mauriens. On procéda à l'évacuation des maisons ; les habitants assurèrent leur transport et leur ravitaillement en barque pendant deux mois. Il y eut près de deux mètres d'eau dans les rues !

LES GRANDS LOTISSEURS

 Le 24 décembre 1831 eut lieu une vente à la criée des terres du duc d'Aumale (héritier des Condé) :

  • les terres de La Pie (120 hectares) et le grand parc furent acquis par J.-C. Moynat ;

  • Adam acheta un vaste domaine de 240 hectares qui allait devenir le quartier d'Adamville ; les lotissements furent acquis par de nombreux Parisiens qui firent construire des habitations pour y passer les dimanches.

  • Henri-Pierre Caffin acquit 470 hectares à La Varenne.

A eux trois, ils possédaient près de la moitié de la ville ! Quelques temps après, le fils Moynat céda le grand parc à la Compagnie des chemins de fer de l'Est qui utilisa 22 hectares pour construire la ligne du "petit train de la Bastille" et convertit le reste en fructueux placements de lotissements. Enfin, Caffin revendit son lot de Champignol à Didier, lequel donna des terres au chemin de fer afin que la ligne passe par La Varenne où il lui sera plus facile de vendre ses lots.

L'HÔTEL DE VILLE

 La construction de l'hôtel de ville actuel débuta en 1876. Ce bâtiment de style Louis XIII couvrait 450 m² au sol. Une large voie plantée d'arbres le reliait directement à la station de chemin de fer : c'est l'actuel avenue Charles-de-Gaulle. Dès 1911, Saint-Maur comprenait 33 852 habitants et l'agrandissement de la mairie s'imposait. Mais c'est en 1936 seulement que le projet de Lucien Graf d'englober l'ancienne mairie dans un bâtiment de 2 150m² fut accepté. Seuls subsistent du premier bâtiment le hall et la salle des mariages où l'on peut admirer les fresques du peintre Baudoin. Les ouvertures sont à présent encadrées par des colonnes doubles. L'escalier d'honneur laisse place à un escalier monumental aboutissant à la salle des fêtes. L'aile gauche est occupée par la salle du conseil, l'aile droite par la salle des conférences. En 1948, l'hôtel de ville prenait son aspect définitif. Par la suite, de nouveaux bureaux furent construits et, en 1988, on occupa le volume des combles de la salle des fêtes.

Aujourd'hui encore, l'hôtel de ville est en constante évolution : ainsi deux salons d'honneur ont été aménagés au premier étage dans l'espace récupéré sur les cours intérieures.

LES MONUMENTS

 Le site de l'ancienne abbaye et l'église Saint-Nicolas, dédiée au patron des mariniers, sont classés monuments historiques. La Villa Médicis, rue Saint-Hilaire à La Varenne, dont l'origine remonte à la fin du XVè siècle, a vu se succéder de nombreuses familles bourgeoises et aristocratiques. On accède à l'étage par un escalier embelli d'une rampe en fer forgé de la première moitié du XVIIè siècle. Au XVIIIè, un salon ovale est aménagé au nord de la maison et ses portes sont ornées de serrures Louis XV. A partir de 1850, la villa est entièrement transformée.

Le 23 décembre 1976, son inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques la sauve de la démolition. Dès 1977, l'équipe municipale nouvellement élue entreprend les démarches nécessaires à son acquisition puis à sa réhabilitation.

Depuis 1982, la Villa Médicis accueille le musée de Saint-Maur. Les accès au Carré Médicis (espace qui entoure la Villa) ont été multipliés et un pavillon voisin accueille une artothèque (service de prêt d'œuvres d'art contemporain).

LES ARMOIRIES DE LA CITÉ

   L'anguille, posée sur la bande, symbolise la Marne. En chef, trois fleurs de lis, accompagnées d'un bâton péri en bande, rappellent les princes de Condé, seigneurs de ce bailliage. En pointe, les armes des Bénédictins de Saint-Maur évoquent l'abbaye. Leur brève devise énonce l'idéal de la ville, "Pax" (la paix) ; elle apparaît au milieu de la couronne d'épines entre les trois clous et une fleur de lis.

Pour voir les photos de Saint Maur des Fossés suivez ce lien: st maur

 

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SAINT LAMBERT DES BOIS

 

PRESENTATION :

Constitué du village en fond de vallée, de deux hameaux (Vaumurier dans le vallon de Port- Royal, la Brosse sur le plateau) et de deux écarts : Ferme de Champ Garnier et ensemble des maisons du Clos Saint-Lambert, également dans la plaine.

Autrefois, ce village d’artisans et de paysans travaillait pour l’Abbaye de Port-Royal : il conserve la mémoire de ce haut lieu religieux.

Dans le cimetière communal, le " carré des Religieuses de Port-Royal ", les tombes des derniers " Solitaires ", et plus particulièrement la tombe de la vicomtesse d’AURELLE de PALADINES et de Monsieur Louis SILVY, évoquent le passé janséniste de ce site.

Le Prieuré Saint-Benoît, isolé dans la forêt, construit en 1963, contribue au rayonnement religieux contemporain.

Sur le plateau, les grandes cultures créent un paysage ouvert et cultivé en contraste avec la vallée du Rhodon. Les prairies pâturées en fond de vallée donnent au village une image bucolique et champêtre. Le calme et la verdure font de Saint-Lambert-des-Bois un refuge naturel à protéger et à conserver à proximité de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en- Yvelines.

HISTORIQUE :

La vie de Saint-Lambert-des-Bois s’est organisée, dès l’origine, autour de la première chapelle datant du Xème siècle, puis, peu à peu, autour de l’Eglise et du Cimetière qui conserve les restes des Religieuses de Port-Royal.

L’histoire de Saint-Lambert est étroitement liée à l’histoire de Port-Royal : dès le Moyen-Age, les artisans du village travaillent pour les Religieuses de l’Abbaye, au XVIIème siècle, le Duc de Luynes édifie, à Vaumurier, un château (rasé au XIXème siècle) pour se rapprocher des Solitaires. Les activités locales diminuent après la dispersion des Religieuses en 1709. Les anciennes propriétés dépendant de la Commanderie des Templiers de Belle (Ferme de la Brosse et de Champ Garnier) continuent encore actuellement leurs activités, liées à l’agriculture. Très tôt, Saint-Lambert a été incorporé au Duché de Chevreuse.

ORIGINE DU NOM DE LA COMMUNE :

La paroisse s’appelait, jusqu’à la fin du XVIIème siècle, GERMAINVILLE. Depuis le IVème siècle, l’église était dédiée à saint Blaise, évêque arménien, de renommée internationale. En 1538, elle fut consacrée à saint Lambert, évêque de Liège, né à Maëstricht au VIIIème siècle, et son nom fut donné au village dès le début du XVIIIème siècle.

PERSONNAGES CELEBRES AYANT VECU DANS CETTE COMMUNE

Blaise PASCAL - 1623 – 1662, mathématicien, physicien, philosophe et écrivain ; janséniste convaincu, il fit de nombreuses découvertes à Port-Royal, écrivit les Provinciales et les Pensées à Vaumurier.

Jean RACINE - 1639 – 1699, poète dramatique, élève et fidèle des Solitaires de Port-Royal, écrivit de nombreuses tragédies et fut historiographe de Louis XIV.

Nicolas BOILEAU -1636 – 1711, DESPREAUX, écrivain, auteur de poèmes satiriques et moraux, grand ami de Jean RACINE, fut le chef du parti des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes.

Antoine ARNAULD - 1612 – 1634, dit LE GRAND ARNAULD, théologien, grand défenseur des Jansénistes, auteur d’un traité " de la fréquente communion ".

Robert ARNAULD d’ANDILLY - 1589 – 1674, frère aîné d’Antoine, traduisit de nombreux ouvrages religieux, notamment Les Confessions de Saint-Augustin.

Mère Angélique ARNAULD - 1591 – 1661, sœur d’Antoine et de Robert, fut abbesse et grande réformatrice de Port-Royal.

Le MAISTRE de SACY - 1613 – 1684, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, gouverneur des Solitaires et des élèves des Petites Ecoles.

Pierre NICOLE - 1625 – 1695, érudit, moraliste et helléniste, enseigna les lettres et la philosophie aux " Petites Ecoles ", auteur des Essais de la Morale.

Jean du VERGIER de HAURANNE - 1581 – 1643, Abbé de SAINT-CYRAN, théologien français, ami de JANSENIUS, lié à la famille ARNAULD, austère et inflexible, fut le père du Jansénisme et le directeur spirituel de Port-Royal.

Dom Claude LANCELOT - 1615 – 1695, disciple de SAINT-CYRAN, grammairien célèbre, un des fondateurs des Petites Ecoles où il rédigea des méthodes de grec, latin, français, espagnol et écrivit la grammaire de Port Royal.

Docteur Jean HAMON - 1618 – 1687, médecin de Port-Royal des Champs, fit l’éducation du " petit RACINE " qui eut toute sa vie une profonde affection pour lui.

Jean de la FONTAINE - 1621 – 1695, poète français, auteur de Contes et de Fables, fut un très grand ami de Jean RACINE.

Philippe de CHAMPAIGNE - 1602 – 1674, peintre français, d’origine brabançonne, célèbre par ses remarquables portraits des Jansénistes, des Religieuses et des " Grands " de son époque (Richelieu, les Jansénistes).

Louis – Charles d’ALBERT - 1620 – 1690, duc de LUYNES, très pieux, collabora avec ces Messieurs de Port-Royal : de SACY, les ARNAULD, traduisit DESCARTES en français, se fit construire un château à Vaumurier pour être près des Solitaires et de Port-Royal.

Ce fut une pépinière de grands esprits qui hantèrent notre vallée au cours de cette " période de lumière " : Madame de SEVIGNE, Madame la duchesse Anne de LONGUEVILLE, sœur du grand CONDE ….

Plus près de nous, d’autres célébrités y vécurent et sont enterrées dans le cimetière de Saint-Lambert-des-Bois :

Vicomtesse d’AURELLE DE PALADINES - 1846 – 1933, née Françoise REVERSAT – MARSAC, dernière Solitaire de Port-Royal, y mourut en odeur de sainteté et est enterrée au cimetière au pied du Carré de Port-Royal.

Père DEMARIA - 1880 – 1947, dit Père HILDEBRAND, missionnaire capucin, prédicateur de grande renommée, se retira à Saint-Lambert comme curé du village.

Louis SILVY - 1847, admirateur des Jansénistes, fondateur des Ecoles Chrétiennes, acheta les biens de l’Abbaye de Port-Royal situés dans l’ensemble du site. Il les restaura et créa, en 1829, l’Ecole du village, école qui est toujours en activité à ce jour.

Louise FAURE FAVIER - 1870 – 1961, femme de Lettres, habita de longues années à Vaumurier, y écrivit de nombreux articles sur Port-Royal, publiés par le Mercure de France. Officier de la Légion d’honneur, elle fut également une pionnière de l’aviation française, en tant que femme pilote, amie des plus grands pilotes, artistes et poètes de son temps (Jean MERMOZ, Marie LAURENCIN, Guillaume APPOLINAIRE, etc.…).

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VOISINS LE BRETONNEUX

 

Superficie: 336 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 263

- en 1896: 260

- en 1936: 321

- en 1982: 5370

Nom des habitants: les Vicinois

Ainsi que la plupart des communes environnantes, Voisns-le-Bretonneux ( Anoberto Vicinio en latin ) faisait partie de la forêt Yveline donnée à l'abbaye de Saint-Denis par le roi Pépin le Bref en 768.

Vicinio vient du latin Vicinius: Voisin. Ce mot semble être un substantif que l'on trouve isolé ou accroché à des noms de personnes. Il pourrait aussi désigner le chemin qui reliait jusqu'au XVI°siècle, Voisins à la paroisse de Magny dont il était le hameau. Qaunt à Bretonneux, il signifierait marécageux, boueux ou, pour certains, colonie bretonne. D'autres hypothèses existent sur l'étymologie de ce nom.

Longtemps petit village dont l'histoire est cependant considérable, Voisins-le-Bretonneux eut quantité de seigneurs.

Le premier d'entre eux fut certainement Hugues de Voisins qui vivait sous le règne de Louis VI le Gros, au début du XII° siècle. On trouve ensuite Rodolphe de Voisins, témoin d'une charte de 1168 en faveur de l'abbaye des Vaux de Cernay. En 1204, un acte de Milons de Voisins nous apprend qu'il possédait un fief au Porrois, qu'il céda à Odon de Sully, évêque de Paris et à Mathilde de Garlande, pour y établir une communauté religieuse qui deviendra Port Royal.

Cependant, le plus grand de la lignée fut certainement Pierre de Voisins qui prit part à la 3° croisade en 1191.Mais c'est à la croisade contre les Albigeois qu'il s'illustra. Parti avec Simon IV de Montfort, en 1209, Pierre de Voisins termina Connétable de Carcassonne, puis Sénéchal de Toulouse et d'Albigeois. Les enfants du Connétable resteront dans le Languedoc et s'allieront à la noblesse de cette province. Les Voisns deviendront alors l'une des familles les plus considérées de la région. Toutefois, deux frères, Simon et Guillaume de Voisins, ainsi qu'une soeur, étaient restés en Ilde de France.

Après la mort de Jehanne de Voisins, vers la fin du XIV° siècle, le nom de Voisins disparut du village auquel les seigneurs avaient peut-être donné son appellation, ce qui est une autre explication possible à l'origine du nom.

Le domaine de Voisins passera alors à Simon de la Villeneufve. Puis à la fin du XV° siècle, la seigneurie appartiendra à la famille Gilbert qui la gardera pendant 200 ans environ. La généalogie des Gilbert est abondante. On peut toutefois retenir le nom de Jean Gilbert, 1er du nom, qui mourut en 1507. Le dernier sera Pierre V qui, en janvier 1693, vend conjointement avec son frère Jean-François la terre et la seigneurie de Villaroy et la ferme de la Lande située à Voisins, aux Dames de Saint Cyr. Ils acheteront aussi la terre et la seigneurie Voisins. Cependant les Gilbert continueront à porter le nom de Voisins. Leur dernier descendant serait le comte Auguste Gilbert de Voisns qui avait épousé une des filles de José-MAria de Hérédia.

La seigneurie ne restera pas longtemps la propriété des Dames de Sainrt Cyr. A la suite d'un échange, elle fut en effet réunie au domaine royal en mars 1693. Le château devint alors ferme royale. Il fut vendu comme bien national sous la Révolution.

Après avoir appartenu à la famille Favry, le château sera vendu au baron de Frossard en 1831. Jules Carpentier, polytechnicien et l'un des premiers constructeurs de galvanomêtres, en sera propriétaire à partir de 1891. Sa fille vendra le domaine en 1945 aux sapeurs-pompiers de Paris.

Sous la Révolution, en 1790, Jacques Chevallier est élu premier maire de la commune, le secrétaire de l'assemblée étant l'abbé Dieulouard... En 1844, le conseil décide la création d'une maison école.

En 1870-71, la commune est occupée par les Bavarois. De 1914 à 1917, la vie semble se poursuivre normalement dans le village. Sur tous les hommes valides en âge de mobilistaion, partis aux armées, 10 ne reviendront pas.

Durant la période 1940-44, de nombreux bombardements eurent lieu à Voisins. Le plus violent reste celui du combat du 23 août 1944, où deux soldats de la division Leclerc, Danton Jougard et Jean Vourc'h, devaient payer de leur vie la libération de la commune.

L'église de Notre Dame en sa Nativité a certainement été construite dans le courant du XBI° siècle. Cet édifice est petit sans collatéraux. A côté du choeur se trouvent deux chapelles carrées. Une des clefs de voûte porte les armoiries de la famille Gilbert. En 1861, le clocher a été recontruit et le toit en bâtière remplacé par une flèche.

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MAGNY LES HAMEAUX

 

Superficie: 1662 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 476

- en 1896: 413

- en 1936: 608

- en 1982: 7035

Nom des habitants: les Magniçois

La dénomination de Magny-les-Hameaux remonte à 1788, année où pour la première fois fut écrit conjointement sur un registre des délibérations de l'assemblée municipale: " paroisse de Magny-les-Hameaux- Magny-Lessart ". Il faut attendre 1793 pour que le nom Magny-Lessart disparaisse complétement.

Il convient cependant de préciser que Lessart veut dire brousailles et "essarter" défricher, ce qui permet de penser que des bois ou des taillis devaient couvrir ce territoire.

Le nom de Magny s'est transformé à plusieurs reprises. Au XIII° siècle, on trouve Malliacum, puis Magneium. Aux XV°, XVI° et XVII° siècles, Magnaum-Lessardi et Magnaco-Lessardi. Le suffixe latin iacum signifie domaine ou lieu. Qaunt au nom de Magny, il pourrait provenir de Magnus ( grand ). La forme romane de Magny-Lessard ou Magny-Lessart apparaît dès le XVI° siècle, dans les actes écrits en français.

On ne retrouve sur le territoire aucun vestige, ni aucune trace de l'époque préhistorique, gauloise ou gallo-romaine.

L'histoire de Magny se confond souvent à celle des seigneuries voisines, telles Chateaufort, Marly, Lévy et Chevreuse.

On peut toutefois évoquer quelques seigneurs auxquels Magny a appartenu. Bouchard 1er, seigneur intrépide des guerres féodales dont la mère Mathilde de Garland fonda 'abbaye de Port Royal en 1204. Puis ce fut la lignée des seigneurs de Lévis qui devint atchevèque d'Auch.

En 1587, la terre de Magny passe par vente à la famille d'Escoubleau. Le 20 août 1673, Charles Honoré d'Albert, duc de Chevreuse, fait acquisition de Magny et c'est en 1693 que les Dames Ursulines de Saint Cyr deviennent acquéreurs " de la terre, chastel, chastellerie et seigneurie du grand et petit Magny-Lessard ". Mais en novembre 1789, par décision de l'Assemblée Constituante, elles sont dépossédées de leurs biens alors déclarés biens nationaux.

Magny a connu deux fois l'invasion prussienne: en 1814-1815 et en 1870.

L'église de Magny, construite en meulière ne permet pas la sculpture. Elle possède toutefois un portail partiellement construit en calcaire. Avec ses colonettes à chapiteaux sculptés de feuilles d'eau et son tympan couvert d'un arc brisé, orné de pointes de diamant, ce portail se situe dans la tradition romane de la fin du XII° siècle.

Parmi la dizaine de hameaux de Magny, on identifie Buloyer ( où furent cachées les reliques de Saint Quentin, célèbre martyr de Picardie ), Romainville, Brouessy, la Butte au Chêne, Mérantais, Villeneuve, Gomber-ville ( dont le Roy fut le fondateur de l'Académie Française ) et Cressely ( sa chapelle Lacoste abrite une remarquable statue de Notre Dame de la Pitié ). Enfin n'oublions pas Port Royal, le plus connu historiquement.

Le nom de Port Royal se trouve dans les pouillés du XIII° siècle sous la forme de Porrais. En 1204-1224, il est fait mention de Porrois ou Porroy, puis de Porregui et Porregium, Porreum, Borreum. Une erreur est toutefois commise dans la bulle adréssée à l'abbesse du lieu par le Pape Honorius III en 1224. Le nom latin de Porrois est en effet transformé en deux mots latins, portu-régis. De là vient l'erreur, car il n'y a jamais eu de port en ce lieu et aucun roi n'y est passé. C'est pourtant ce nom, Portus-Regius, qui est resté, en français Port Royal.

La fondation du monastère remonte à 1204. C'est à cette époque en effet que Mathilde de Garlande crée une maison pour les filles de l'ordre de Citeaux, avec des sommes importantes destinées à des oeuvres charitables et laissées par son mari Mathieu 1er de Montmorency, parti en Terre Sainte. En 1214, Port Royal est érigé en abbaye par Bouchard 1er. Pierre de Nemours lui accorde alors le droit de paroisse et le Pape Honorius III concède le droit d'y célébrer l'office divin.

Les rois de France, Louis VIII, Louis IX et les seigneurs de la région firent à l'abbaye des donations importantes. L'église fut bâtie en 1230 par le célèbre architecte Robert de Luzarches.

C'est sous la conduite exemplaire d'Angélique Arnauld, qui établit la réforme, que Port Royal se développa. 90 religieuses s'y trouvaient en 1625. A cette date, la communauté fut transférée à Paris et détachée de l'ordre de Citeaux. Une partie d'entre elles revint occuper le monastère de Port Royal des Champs en 1648.

Racine, Pascal, le duc de Chevreuse ont rendu célèbres les écoles de Port Royal, supprimées en 1661. Mais Port Royal devint un haut lieu du Jansénisme et le roi Louis XIV dut prendre des mesures sévères contre les religieuses. En 1709, elles furent conduites dans d'autres couvents et les bâtiments furent détruits.

De l'ensemble des constructions qui étaient considérables, il ne reste aujourd'hui que quelques pierres, un pan de mur, le célèbre puits de Pascal, le chemin de Racine. L'emplacement du cloître a été reconstitué avec des tilleuls et les "Petites Ecoles" abritent le Musée National des Granges de Port Royal où peintures, gravures et livres anciens permettent de retracer l'histoire du lieu et du mouvement janséniste. De grands souvenirs habitent ces lieux et ainsi l'écrivait François Mauriac, "le vallon de Port Royal reste un lieu sacré entre les lieux sacrés.

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BOIS D'ARCY

Superficie: 899 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 298

- en 1896: 553

- en 1936: 1261

- en 1982: 12368

Nom des habitants: les Arcisiens

Selon l'abbé Lebeuf, historien du diocèse de Paris au XVIII° siècle, l'étymologie du nom d'Arcy vient du verbe arder ( brûler ). Pour d'autres, Arcy se rapproche du vieux français arseïs ou arsis, signifiant incendie ou terrain brûlé. Bois d'Arcy aurait donc son origine liée à l'occupation d'un espace défriché par un incendie de forêt.

A la fin du XI° siècle, le territoire de Bois d'Arcy était en la possession des seigneurs de Villepreux qui, dès cette époque, en donnèrent une partie à des moines de leur localité. Au début du XIII° siècle, la population augmentant au fur et à mesure que l'on essarte les bois, le Bois d'Arsi est démembré de Villepreux et érigé en paroisse. On bâtit alors une église dédiée à Saint Gilles et l'abbé de Marmoutier devient nominateur de la cure nouvelle.

A cette époque, la paroisse est nommée Nemus Arsitii puis Boscus Arcisi de 1352 à 1458, Bois Darcis en 1604 et enfin Bois d'Arcy dès le début du XVIII° siècle. Le hameau de la Tremblaye ( lieu planté de trembles ) fut également habité très tôt. Rattaché à Bois d'Arcy au XV° siècle, ce lieu a particulièrement souffert de la guerre de Cent ans. On note en effet qu'en 1458, il ne restait plus qu'une famille au village qui renaîtra progressivement au XVI° siècle.

Au XVII° siècle, à l'époque des grands travaux de collecte des eaux du plateau, une partie des terres est utilisée pour créer l'étang de Saint Quentin et celui de Bois d'Arcy. Louis XIV possède les trois grandes fermes du village et achète toutes les parcelles qui se libèrent. La paroisse est alors entièrement inclue dans le grand parc. L'emprise royale continue à s'accroître au XVIII° siècle. La construction des étangs amènent des nuisances à la population qui verra cependant sa situation s'améliorer au XIX° siècle grâce à l'assèchement de l'étang de Bois d'Arcy et à la construction, entre 1874 et 1877, du fort de Saint Cyr avec la batterie de Bois d'Arcy. La localité se développe ainsi peu à peu.

Au début du XX° siècle, le village comprenait le quartier de l'église, les Langots, la Tremblaye et enfin la mare Longchamp, où au XVI° siècle, les religieux de l'Humilité de Notre Dame de Longchamp possédaient une ferme.

Il y avait aussi le fort de Saint Cyr, la batterie de Bois d'Arcy, le pavillon Saint Quentin, la porte du Puits-à-Loup et le passage à niveau.

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ARQUEVES

Arquèves est très ancienne, dans l'argile à silex de son territoire on a trouvé des spécimens de haches taillées.

Sa position culminante aura été utilisée de bonne heure dans les luttes des Gaulois et des Romains.

L'église d'Arquèves date de la transition du roman à l'ogive. La ferme de Belle Eglise était une commanderie des Templiers.

En 1303, les habitants furent condamnés par le prévot de Beauquesne à payer une amende au commandeur de Belle Eglise. Pendant la guerre de 100 ans la population se réfugia plus d'une fois dans les souterrains remontant à des temps anciens qui existent encore mais dont l'issue est fermée.

Les guerres de religion désolèrent la région puis de 1635 à 1641, l'invasion des Espagnols, des Allemands et Croates occasionna de grands désastres.

En 1635, le village, les fermes et les localités avoisinantes furent brulés et les habitants massacrés, ceux qui purent ce soustraire se cachèrent dans les souterrains.

Pendant la guerre de 1870, Arquèves a été épargnée, l'ennemi n'ayant pas logé en ses terres, ayant juste demandé une légère réquisition alimentaire.

Ces informations sont issus de la monographie communale détenue par les archives départementales de la Somme.

 

ROUVROY

Le nom de Rouvroy aurait une origine latine « Robur Roburem », chêne rouvre, endroit planté de chênes rouvres.
En 1070, Rouvroy s’appelait Roveroit. Pour en arriver à Rouvroy, la ville a connu au cours des siècles plusieurs dénominations : Rovroi, Roveroith, Roveroium, Roveroi, Rovroy, Rouvroi, Rouveroi, Ruvroy.

Les "arrières" grands-pères, les Atrébates, élevaient des moutons. L'économie de Rouvroy restera jusqu'au XVI ième siècle d'ailleurs essentiellement agricole. Au XVIII ième siècle, Rouvroy possédait 82 maisons et une population d'environ 300 habitants, pour la majorité de condition modeste. Les familles portent les noms de Haisne, Gavrelle, Bossu, Meurdesoif, De Sailly, Thirtois, Thumerelle, Dubrulle, Renault, Levecq, Hallart, Hayart, Soille, Viseur ....


Au début du XIX ième siècle, le village comptait 171 maisons. La cité Nouméa, née en 1895 (ancien domaine de Bétricourt qui a pris le nom de Nouméa en raison du travail très pénible des mineurs semblable à celui des forçats de Calédonie), comptait 277 maisons.


A la fin du XIX ième siècle, Rouvroy comptait 2717 habitants. Avant l'exploitation des mines, la population était essentiellement agricole.
Le monument aux morts au carrefour de la rue Foch et de la rue Romain Rolland est érigé après la guerre de 1870 .
Durant la première guerre mondiale Rouvroy est sinistrée à 100%.Rouvroy reçoit la Croix de guerre le 23 septembre 1920. C'est en 1924 que l'on reconstruit la mairie. En hommage aux Rouvroysiens morts pour la France, un monument est construit place St Géry, il se situe aujourd'hui dans le petit jardin accolé à l'église. Un autre monument aux morts de la guerre 1939-1945 se situe près de la piscine municipale. Des Rouvroysiens, par leur courage, leur héroïsme dans le combat contre le nazisme, se sont rendus célèbres. Des rues de Rouvroy portent leur nom.

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MONTIGNY EN GOHELLE

 

Montigny = « Mont en feu »…disent les uns
« Mont », venant du latin « Mons, montis » qui signifie montagne, et « igny », venant du latin « ignis » qui signifie « feu ». « Mont en feu », s’il en était ainsi, on pourrait supposer que les Gaulois, les romains élevèrent à ces endroits une tour sur laquelle brûlait un feu servant de signal nocturne, pour la transmission au loin des ordres et des nouvelles.

Tous ces « Montigny » serait donc des « phares »… Mais il en est parmi eux qui sont loin d’avoir pu servir à cet usage ! Le mot « mons » (montagne) qu’on leur applique n’a en effet qu’une valeur relative, surtout pour ceux qui se trouvaient par exemple dans un pays marécageux… et n’est ce pas justement le cas de « NOTRE MONTIGNY », situé entre deux « Noyelles » (Noyelles-Godault d’un côté et Noyelles-sous-Lens de l’autre), une « noyelle » voulant dire « un terrain noyé » ?

Montigny = « Mont » et rien de plus !...disent les autres
Ils sont d’accord pour reconnaître que Montigny vient de « Montanus » ou « Montinus » et qu’il s’agit d’une éminence, même si elle est de faible altitude : une hauteur qui domine les environs prend toujours le nom de mont !

« Igny », pour eux, vient de « iniacum » et c’est le produit de deux suffixes « hem » et « acum » et « Moniniacum », qui est l’équivalent de « Monciacum », n’a pas de signification spéciale. Donc, pour eux, Montigny venant de « Motiniacum » nous aurions la racine « Mons » voulant dire élevé, et le suffixe « iacum » voulant dire endroit ou lieu.Montigny signifierait donc tout simplement « endroit élevé ».

Pourquoi« EnGohelle » ?
« Gohelle » est un mot charmant, sonore, léger, et qui nous semble bien français. Pourtant, ce joli nom est d’origine germanique ! Plus haut dans le Nord, dans le pays de la Lys, beaucoup de noms ont un radical provenant de l’idiome tudesque, et « Gohelle » est un mot qui peut se rattacher au vieil allemand « Göll » qui veut dire « stérile ». Ce mot signifie donc pas « forêt ou taillis » comme certains le pensent, mais bien au contraire « plaine ou rien ne pousse », pas même des arbres, c'est-à-dire une terre qui n’a jamais été cultivée. « Gohelle » indique donc une disposition du sol.

Mais disons que si la « Gohelle » était pauvre à l’origine, elle est à présent très fertile.

Montigny, au long des siècles, changera souvent d’orthographe :
     1058 Montigniacum    
     1070 Montigny
     1129 Montigni – Montigneium – Montenini
     1141 Montiniacum
     1142 Montenni
     1187 Montigni
     1263 Monteigni          
     1323 Montigny           
     XVIIIè siècle Montigny-les-Hénin-Liétard (on a appelé Montigny de cette sorte à cause de la première église, construite par l’abbaye d’Hénin-Liétard)
     Et enfin Montigny-en-Gohelle
    
     Et, il y a peu de temps, Montigny faillit encore changer de nom :
    

Le 16 août 1927, le conseil municipal fait la demande au Préfet pour changer le nom de la commune et lui donner le nom de Montigny-les-eaux », suite à l’aménagement apporté au lac. Cette proposition est refusée le 23 août 1927, on allègue que ce serait gênant pour l’administration, pour les PTT…

L’industrie houillère, dans notre département, prend naissance dans le Boulonnais, au milieu du 18ème siècle.
C’est en 1850 qu’une première fosse était forée aux portes de Montigny, à Hénin-Liétard. Le 5 août 1852 à un décret octroyant aux demandeurs la « CONCESSION DE DOURGES » d’une superficie de 3787 hectares. Elle s’étendait sur les communes d’HENIN-LIETARD, DOURGES, NOYELLES-GODAULT, COURRIERES, LEFOREST, OIGNIES, EVIN-MALMAISON, CARVIN, MONTIGNY-EN-GOHELLE, BILLY-MONTIGNY, arrondissement de Béthune, département du Pas-de-Calais et sur la commune d’OSTRICOURT, arrondissement de Lille, département du Nord… Et c’est ainsi que le petit village de Montigny-en-Gohelle va connaître un développement que personne n’aurait pu prévoir !
La richesse du gisement de la Fosse De Clercq (N°6 des Mines de Dourges) a amené les prospecteurs à se tourner enfin en direction de Montigny-en-Gohelle et notre petit village va entrer à son tour dans la grande aventure du charbon ! On envisagea donc la création d’une nouvelle fosse, le N°7 des Mines de Dourges, et c’est en 1891 que l’on commença le creusement du nouveau puits, sur le territoire de Montigny-en-Gohelle, tout près de la limite d’Hénin-Liétard. On l’appela « Fosse BOISGELIN » du nom d’un directeur bien connu d’alors. Plus tard, les conquêtes coloniales ayant inspiré les dénominations des cités minières, on l’appela « LE DAHOMEY » la cité qui surgira près de la fosse Boisgelin et de ce fait, la fosse elle-même sera appelée « La Fosse du Dahomey ».
Le Fonçage du puits durera cinq années : de 1891 à 1896. Le fonçage étant terminé en 1896, on commença sans tarder les travaux préparatoires et d’aérage, ainsi que les accrochages à encagements directs. Cette fosse N°7 de Dourges était destinée à exploiter le faisceau des charbons gras de sa « sœur », la fosse N°7 de Courrières, au-delà de la faille de sainte Henriette et aussi à exploiter, au midi de cette faille, les autres faisceau de veines reconnues par les travaux antérieurs des fosses De Clercq, Mulot et Sainte henriette.
La remonte de la « Première Gaillette » eut lieu le 1er novembre 1898 et, au 31 décembre de la même année, la Fosse du Dahomey avait déjà produit 33 369 tonnes de charbon ! En 1899, elle produira 215 132 tonnes et en 1900 207 281 tonnes.

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HENIN BEAUMONT ( LIETARD )

Son origine céltique est démontrée par les découvertes de vases, de poteries, d’armes, de monnaies ainsi que par des trouvailles romaines et franques abondantes. Les fouilles préliminaires à l’aménagement du “Bord des Eux” ont permis de retrouver les traces d’un campement gaulois

L’histoire d’Hénin, c’est l’histoire de son marais bordé d’arbres séculaires qui permit aux celtes, puis aux germano-belges de s’y installer et d’y vivre : cultures maraîchères et gras pâturages, grâce à la tourbe ; rouissage du lin.

En 881, invasion dévastatrice des Normands, construction de fortifications (rasées en 1302) et d’un large fossé de 21 mètres de large, de 3 mètres de profondeur. La cité subira les rigueurs de la guerre à plusieurs reprises entre 1053 et 1362.

Vers 360 (construction d’une église sur l’emplacement actuel de l’église Saint Martin, détruite lors de la guerre 1914-1918).

Vers 1040, l’avoué de Béthune y fonda une collégiale de clercs, transformée en abbaye de la congrégation d’Arrouaise (de l’ordre de St Augustin), vers 1145.

L’un des documents les plus anciens sur Hénin date de 1230.

Hénin eut de très bonne heure “échevinage” (conseil municipal, charte des franchisés et sceau (cheval qui piaffe et couronne), qui était encore l’écusson de la ville il y a 4-5 ans.

Existence d’importantes institutions charitables : maladrerie, deux hôpitaux et un orphelinat, réunis en un seul établissement par ordre de Louis XIV en 1693.

A la fin du 18éme siècle, la ville avait reconstruit sa mairie (1775) et le chœur de la belle église romane qu’elle avait décoré de magnifiques boiseries (1785).

De 900 à 1500, Hénin aura eu également son château fort.

les guerres de 14-18 et 39-45 ont anéanti tous les précieux souvenirs que lui avait légué le passé, ainsi que grand nombre d’habitations totalement ou partiellement détruites.

La famille d’Hénin-Liétard qui posséda la seigneurie jusqu’en 1244 a encore des descendants en France et en Belgique.

Hénin fut appelée “Humanité” sous la Terreur.

Lors de la révolution, pas un héninois n’est mort sur l’échafaud, mais quelques uns, après les religieux émigrèrent et prirent le chemin de l’exil.

En 1852, la découverte du charbon dans le Pas-de-Calais allait apporter à notre commune la prospérité ».

La société des mines de Dourges mettait en exploitation les puits 2, 2 bis, 3, 6 et 6 bis.

Puis en 1880, la compagnie des mines de Drocourt creusait le puits n° 1 (la Parisienne) sur Drocourt.

Ces compagnies créaient des lavoirs à charbon, fours à coke, usines de sous-produits, centrales électriques etc.

A côté de l’industrie charbonnière et dans la seconde moitié du 19éme siècle, Hénin possédait : 2 fabriques de sucre, disparues depuis 1914, des établissements métallurgiques (tel les Ets Sartiaux devenus Ets Schwinn), une usine à gaz, en 1864, une verrerie à vitres, arrêtée en 1906, une fabrique de “noir de fonderie”, en 1883, qui a cessé ses activités il y a une dizaine d’années.

L’industrie de la bière était très florissante : une malterie et 8 brasseries. Il n’y a plus aujourd'hui ni brasserie, ni malterie.

Il y avait également : une tannerie, une fabrique à chicorée, 3 établissements pour le travail de la dentelle, 2 fabriques de cierges et chandelles, 12 maisons de gros, pour la vente de l’épicerie, des vins et spiritueux.

L’établissement d’une gare par les Chemins de fer du Nord, en 1859 apporta une aide au commerce, à l’industrie et aussi à la population.

La guerre de 1870 n’a pas fait de dégâts dans notre ville, les Prussiens n’étant pas venus jusque chez nous.

Par contre, en 1914, en plus des dégâts déjà cités, toutes les installations industrielles ont été détruites par l’occupant . Une nouvelle mairie a été inaugurée en 1925 et l’Église St Martin a été ouverte le 12 septembre 1932.

A partir de 1967, la récession minière a entraîné la fermeture de tous les puits existants sur le territoire de la commune. Le dernier puits en extraction, le 2 bis, a été fermé le 16 octobre 1970.

Le premier janvier 1971 voit la fusion entre Hénin-Liétard et le village voisin de Beaumont-en-Artois. C’est une volonté politique (et économique) qui a eu beaucoup de mal à passer, surtout au sein de la population Beaumontoise. Hénin-Liétard, ceinturée par l’autoroute A.1, la rocade dite minière (A.21) et les communes avoisinantes, n’avait d'autre alternative, pour créer une zone industrielle et d’emploi, que de s’étendre sur la plaine qui sépare Hénin de Beaumont.

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ELANCOURT

Superficie: 742 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 327

- en 1896: 655

- en 1936: 838

- en 1982: 20 207

Reconnaissant à l'église de la consécration de sa royauté, Pépin le Bref fit don au prieuré d'Argenteuil de la seigneurie d'Elancourt, ainsi que d'autres biens. Ces dons furent officialisés par charte de 768.

L'abbaye de Saint Denis ayant hérité des droits du prieuré d'Argenteuil, une partie du territoire d'Elancourt tomba dans les domaines de cette abbaye, le reste allant à la châtellenie de Maurepas et à celle de la Boissière de Trappes.

Elancourt existait au temps des Romains. On en trouve la trace par la voie romaine qui reliait la localité à Epernon. Ce nom apparaît au IX° siècle sous la forme d'Aglinis Curtis que l'on peut traduire par "la Cour d'Aglin". Son ortographe s'est plusieurs fois modifiée. C'est ainsi que l'on trouve Elancourt en 1249, Elancuria en 1251, Eslencourt en 1490 puis Eslancourt vers 1560. Ce nom prendra sa forme définitive d'Elancourt à la veille de la Révolution.

En 1180 fut fondée la Commanderie des Templiers de la Villedieu. Elle était à la fois un bastion d'où les moines guerriers protégeaient la route de Saint Jacques de Compostelle et un lieu d'accueil pour les voyageurs qui se rendaient à ce pélerinage.

Dans le courant du XIII° siècle, Gui II, seigneur de Chevreuse et vassal de l'abbaye de Saint Denis, fit des dons considérables aux Chevaliers de la Milice du Temple établis à la Villedieu. Cet établissement avait toute puissance à Elancourt.

Au XIV° siècle, après l'abolition de l'ordre des Templiers, poursuivis par Philippe le Bel, leurs biens furent remis à l'Ordre des Hosptaliers de Louvières et Vauxmion ( Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem qui devinrent les Chevaliers de Malte ). A l'exeption de la chapelle peut-être, les bâtiments souffrirent des invasions et des combats de la guerre de 100 ans. Ils furent saccagés par des bandes de pillards qui sévissaient alors dans la région. Le domaine était dans un tel état de délabrement à la fin des hostilités qu'il fut rattaché, en 1474, à l'Hôpital Saint Jean de Latran à Paris, dépendant du Grand Prieuré de France. C'est probablement à partir de cette époque que l'ancienne commanderie fut convertie en exploitation agricole.

En octobre 1791, les bâtiments et l'église d'Elancourt furent vendus comme biens nationaux. La Commanderie des Templiers de la Villedieu n'a pas été morcelée. Elle est aujourd'hui transformée en "écomusée" au coeur de la ville nouvelle de Saint Quentin en Yvelines.

Au début du siècle, Elancourt est encore un petit village qui s'agrandit lentement grâce à la culture, au site agréable et à l'orphelinat de l'Assomption.

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MONTIGNY LE BRETONNEUX

 

Superficie: 686 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 277

- en 1896: 340

- en 1936: 458

- en 1982: 13524

En langue romane, le "montani" était un "lieu montueux". Le "Brestonneux" vient du francique "marécage" et non de la tenace légende qui voulait qu'une colonie bretonne se soit installée à Montigny. Etymologiquement, Montigny est donc "terre émergeant du marécage". Elle est séparée de Voisins par les lieux dits "la Grande et la petite Isle", ces deux communes ayant eu longtemps comme industrie d'appoint la fabrication d'objets en osier cuilli sur place.

L'orthographe de Montigny s'est transformée au cours des siècles, allant de Montegni, Monatni en 1204, Montiniacum le Bretonneux en 1351, Montaygny le Bretonneux en 1554 et Montigny le Brétonneux en 1800.

La découverte de vetsiges préhistoriques au siècle dernier à proximité de la mare Caillon et en 1974 de 17 pointes et éclats confirment l'existence lointaine de cette localité.

Après avoir appartenu depuis 768 à l'abbaye de Saint Denis, l'ancienne donation de Trappes, dont faisait partie Montigny, sera remise en 1003 par Robert II le Pieux à Notre Dame d'Argenteuil. Ce n'est qu'en 1129 que ces biens furent restitués à l'abbaye de Saint Denis, restitution confirmée en 1144 par Louis VII et approuvée par une bulle papale de 1183.

L'existence de la paroisse semble remonter au début du XI° siècle, puisque plus tard, en 1075, Guy de Montlhéry fait don de quelques églises, dont celle de Montigny, à l'abbaye de Bourgueil, donation confirmée en 1208 par le pape Innocent III.

En 1204, on voit apparaître pour la première fois le nom de Montigny dans un acte du cartulaire de Notre Dame de Paris. Jean de Montigny était alors le vassal de Jean de Choisel, issu de la famille de Chevreuse. Le dernier acte mentionnat les seigneurs de Montigny date de la fin du XIII°siècle. A cette époque et jusqu'au XVI° siècle, le village était regroupé autour de l'église. La demeure seigneuriale était au lieu-dit la "Guillaumière". De nombreux chemins ou sentes sillonnaient le territoire, dont le fameux Chemin aux Boeufs ainsi nommé parce qu'emprunté par les meneurs de boeufs venant de Normandie et se dirigeant vers la capitale. Les différents clos ou prés portaient le nom de leurs propriétaires, comme le clos Behoust ou le pré Mohier. Après la guerre de Cent Ans, de nombreuses terrs changèrent de mains ou retournèrent à la friche.

La défaite de Pavie, sous François Ier,ramena les troupes de mercenaires italiens autour de Paris. Sans activité, ils se dispersèrent en bande, dont l'une en 1525 envahit le village. Les habitants restés sur place furent pendus à un grand arbre longtemps appelé "Chêne Fourchu".

La Fronde amena également dans les années 1649 et 1652 perturbations et drames dans la localité.

Fervent adepte de la chasse, Henri IV fréquentait assidûment Montigny et ses environs, érigeant même un pavillon à Henriville et créant la réserve de gibier de la Muette à Elancourt .

Un acte établi à Chevreuse en 1609 fait mention de Jehan, fils de Robert de Baran, laboureur, demeurant à Montigny le Bretonneux. On trouvera le nom de cette honorable famille jusqu'à la fin du XVIII° siècle. Antoine, fils de Jehan, fut grand pannetier et officier garde du pain de la Maison de la Reine qu'il servait personnellement. Ces hautes fonctions lui valurent d'être annobli. On peut toujours voir dans la chapelle de la Vierge de l'église une belle et intacte pierre tumulaire de Magdeleine de Baran, son épouse.

L'élevage d'ovins dont la laine était réputée pour sa qualité existait déjà sous Antoine de Baran.

Au siècle du roi Soleil, avec la construction du château de Versailles, l'aménagement du parc amena à Montigny le creusement des rigoles alimentant et régularisant l'étang de Saint Quentin. En 1686, la manse abbatiale de Saint Denis fut réunie à la Maison de Saint Louis. Les Dames de Saint Cyr devinrent alors propriétaires de la majorité des terres de Trappes et donc des quelques terres que cette châtellenie détenait à Montigny.

Puis vinrent les temps troublés de la Révolution, l'Empire et sa chute. Le 27 mars 1814, Marie Louise et le petit roi de Rome passèrent aux Quatre Pavés, précedant Napoléon qui traversa le village le 29 juin de l'année suivante. Vers la mi-juillet, des cavaliers prussiens occupèrent le village.

L'église Saint Martin, en pierre du pays, a été partiellement reconstruite en 1610. La Légende Dorée prétend que Saint Martin partagea son manteau avec un nécessiteux qui n'était autre que le Christ. On retrouve cet acte de charité peint en fresque sur les pierres du fronton de l'église. A l'intérieur de l'édifice se trouve encore la statue de Sainte Barbe sauvée du vol et du vandalisme pendant la Révoluiton. Elle est classée meuble historique depuis 1914.

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PAGNEY DERRIERE BARINE

Le village apparaît de façon certaine dans un acte de 1188. Comme partout, l’emprise foncière de l’Église est importante. En 1223, l’abbaye de Rangéval possède des terres sur le ban de Pagney. La Guerre de Trente ans (1631-1661) semble avoir durement marquée la localité car on ne comptait plus que 18 ou 20 habitants en 1708. A cette époque, le duc de Lorraine et de Bar est seigneur du village. Juridiquement, Pagney relève de la prévôté de Foug et de la Cour Souveraine de Lorraine.

Au XVIIIe siècle, la population croît progressivement pour atteindre 669 habitants en 1843. Pendant la deuxième Guerre Mondiale, une habitante de Pagney, Suzanne Krick – nom de code Régina dans la Résistance – aida plusieurs centaines de personnes à gagner la zone libre ou la Suisse et le paya de sa vie.

 

UCCIANI

UCCIANI pourrait venir du grec EKKLESIA qui veut dire Eglise. En effet les premières maisons du village se seraient élevées autour de l'église Saint Antonin, à l'emplacement du stade actuel.

UCCIANI pourrait aussi venir de l'adJonction de UCCIUS et de ANO, ce qui signifie en latin le domaine, la propriété d'un certain UCCIUS. Cette étymologie est donnée par Monseigneur Rodié, ancien évêque d'Ajaccio . Il explique de la meme façon l'origine de BUCUGNANU: BUCCONIUS  ANO.

Autre explication: UCCIANI pourrait aussi venir du latin OCEANO qui veut dire étendue d'eau, océan.

Enfin, la tradition orale veut que UCCIANI soit une très complexe déformation du corse OCCEJ D'ACQUA qui signifie petite source et par extension lieu ou abondent les sources.

Le premier village d' ucciani existait certainement dès les V° ou VI° siècles, non loin de l'église actuelle dédiée à Saint-ANTONIN. Cependant, avec l'insécurité due aux invasions, les habitants, avaient du se réfugier plus haut dans la montagne et avaient abandonné leurs maisons pour s'installer, en mars 759, au lieu-dit TASSU. Non loin de là, les villageois de VERU, ayant eux mêmes quitté leurs maisons, s'étaient établis à la MARIACCIA en Juin 741 et, un peu plus haut encore, les gens de TAVACU avaient fondé MELIGROSSI (ces dates ont été fournies par. le regretté Xavier POGGIOLI et l'archéologie, aujourd'hui est venue les 'confirmer). La, légende rapporte que ces trois communautés, distinctes par leur origine mais très voisines par leur implantation géographique, s'étaient équitablement entendues  pour préserver la paix et se partager le pouvoir : les seigneurs restaient ceux de TASSU puisque, uccianais d'origine, la terre leur appartenait ; les curés restaient à la MARIACCIA puisque les mariacciais, d'origine de VERU, étaient héritiers de la Piévanie du CELAVU... lis avaient bâti une église, dédiée à Saint Michel, dont on voit aujourd'hui les ruines dans la châtaigneraie... ils se secouraient mutuellement contre les attaques extérieures, comme en 930 où l'on comptera 25. morts au TASSU et, en 952, sept morts à la MARIACCIA.

Peu à peu cependant, les seigneurs de TASSU voulurent accaparer le pouvoir religieux. lis décidèrent de construire une nouvelle église plus belle que SAN MICHELI et entreprirent des travaux sur le chemin de Bastelica... Pour retarder les travaux, les gens de MARIACCIA défaisaient nuitamment les travaux de la journée si bien que, comme la tapisserie de ' Pénélope ' les murs ne se terminaient jamais. Les seigneurs surveillèrent mieux le chantier et finalement la chapelle fut achevée et solennellement dédiée à SAN LUNARDU.

Mais les choses ne s'arrêtèrent pas. là. Les seigneurs de TASSU voulaient l'entière soumission des curés de SAN LUNARDU. Ainsi, ils exigeaient que la messe ne commençât jamais en leur absence... Un jour, alors qu'ils étaient partis chasser, les gens de MELIGROSSI, voulant attiser les rivalités, forcèrent, sous la menace, le curé à dire une messe ; Celui ci s'exécuta !

mais lorsque les seigneurs rentrèrent leur colère fut terrible De dépit, le curé lança alors une malédiction on sur les gens de MELIGROSSI.

"Par mai più, n'inscrisciareti ne multiplicareti"

Ce qui veut dire :
"Jamais plus votre communauté ne pourra saccroître, en nombre de gens"
........ et le fait se vérifia puisque les gens de MELIGROSSI, rentrés depuis à TAVACU, ne purent jamais gonder un village de plus de 121 habitants.

Un beau jour, les hameaux désunis virent arriver de nouveaux envahisseurs : des corses, venus de la vallée du PRUNEDDI, qui les battirent à plate couture. A cette époque, l'ensemble des trois hameaux fut abandonné. Les gens du TASSU se replièrent au hameau de TUSCHINI, ceux de MELIGROSSI rentrèrent à TAVACU et ceux de MARIACCIA se partagèrent en deux, une partie rentrant à VERU, une autre se fixant à CRUCULI. Quant aux envahisseurs qui les avaient dispersés, ils s'étaient fixés au lieu-dit POGGHJOLU, non loin de l'ancien site d'Aucciani.

Progressivement TUSCHINI et CRUCULI se soudèrent au PUGGHJOLU et la communauté d'AUCCIANI fut ainsi recréée.

        SAN LUNARDU petit à petit était tombé en ruine, comme les trois hameaux de la châtaigneraie...

C'est dans des temps encore plus reculés que remonte la Iégende du Taureau Blanc. Elle se racontait à la veillée il y a quelques années et certainement les vieux auccianais se la rap­pellent encore aujourd'hui. Elle a été transcrite, malgré quelques anachronismes, par l'écrivain corse Carulu GIOVONI da BOZZI, dans un article intitulé "Légende druidique de la Vallée de la Gravona" paru le 2 Juillet 1961 dans le PROVENCAL CORSE.

Essayons de rétablir la légende dans son contexte historique : on pense que l'histoire que nous allons raconter s'est déroulée à l'époque de la christianisation de l'Ile, peut être avant même la fondation de Sta BARBARA . à la fin de la domination de Rome...

Elle débute par le retour miraculeux, sur la plage du Ricantu d'AJACCIU, d'un jeune auccianais, nommé GHJUVANNI, enlevé par des pirates vingt ans auparavant et emmené en esclavage en Afrique du Nord. GHJUVANNI, qui a vécu en Afrique, a été en contact avec les chrétiens qui, à cette époque là, développent leur religion dans les grandes villes de l'Egypte, notamment à ALEXANDRIE... Ses premières paroles en arrivant en Corse sont :

«E CRISTU CHI M'A SALVATU» (le Christ m'a sauvé) et ses compatriotes qui l’accueillent ne comprennent encore pas très bien qui est «CRISTU». En remerciement, GHJUVANNI convainc ses concitoyens d'ériger un temple au Christ, son sauveur. Les anciens, selon la coutume. décident pour trouver un emplacement au sanctuaire de lâcher un taureau blanc dans le maquis, et de choisir l'endroit où il s'arrétera. Le taureau libéré galope dans la montagne et, miracle, il s'arrete dans les ruines d'un temple païen (préhistorique sans doute ?). Les anciens sont convaincus : il faut bâtir un nouveau temple pour le Dieu nouveau et abandonner les cultes antiques

C'est ainsi qu'aurait été, selon cette seconde légende, bâtie la chapelle de SAN LUNARDU et christianisé le CELAVU. Elle diffère de la précédente et, pour l'instant, elle n'est pas vérifiée par l'archéologie. Il faudrait pour cela fouiller plus profond pour voir si, sous les murs de l'église qui existe aujourd'hui, il n'y a pas les fondations d'une église plus ancienne (du 1110 ou IV° siècle, par exemple) et d'un lieu de culte préhistorique. Cela, en tout cas, n’est pas impossible du tout et demande à être étudié.

Pour l'instant, l'archéologie vient confirmer la tradition orale de la légende n°1, puisque les vestiges mis à jour datent effectivement du IX° siècle ou du tout début du X° siècle. Le calibrage des pierres de construction et leur appareillage en font foi et ne laissent pas subsister de doute.

Quelle était l'utilité d'une chapelle en un lieu aussi retiré ? Il est assez difficile de le dire. A t elle servie d'église aux trois hameaux du CANALI NERU comme le voudrai t la légende ? C'est assez peu probable car elle en est assez éloignée et surtout bien pénible d'accès. Par contre, comme elle est placée directement sur le. Chemin d'AUCCIANI à BASTELICA, elle a du vraisemblablement servir de relais, dernière étape, des voyageurs avant le col de la PAZARA qui se trouve non loin de là. Certainement des ermites ont du y résider pour les accueillir et entretenir le sanctuaire (on note la présence de sources dans le voisinage.

Pour voir les photos de Ucciani suivez cette photo:

Informations recueillies sur le site du village : http://pagesperso-orange.fr/ucciani/index2.htm

 

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COIGNIERES

Superficie: 791 hectares

Nombre d'habitants:

- en 1801: 398

- en 1896: 388

- en 1936: 544

- en 1982: 3785

- en 2009: 4400

Nom des habitants: les Coignièriens

Coignières fut donné en 768 par le roi Pépin le Bref à l'abbaye de Saint Denis, avec une partie de la forêt Yveline. La paroisse appartenait au diocèse de Chartres et la cure était à la nomination de l'abbé de Coulombs. Elle comptait 72 paroissiens au XIIIème siècle.

Coignières les Vieils et Coignières les Neuves, comprenaient plusieurs fiefs mouvants, tous de la châtellenie de Maurepas.

Le plus connu des seigneurs de ce lieu fut Guillaume de Gamaches, XIème du nom, qui sut gagner la faveur du roi Charles VI. Par deux fois, il fut prisonnier des Anglais à la bataille d' Azincourt en 1415 et au combat de Cravant en 1423. Charles VI le dédommagea de ses pertes et le récompensa de sa fidélité en lui donnant la charge de Grand Maître et Souverain Réformateur des Eaux et Forêts.

Début XVIème, on trouve Bertrand de Bellac comme seigneur de Coignières.

Au XIXème siècle, la commune était pourvue d'un relais de poste assez important auquel le village devait une situation assez prospère.

Marcel Dassault l'avionneur s'installa à Coignières en 1966.

 

AILLANT SUR THOLON

La région fût très anciennement peuplée, des vestiges préhistoriques le prouvent : silex taillés, silex polis, pointes de lance …
  - Vers 500 avant Jésus christ, les gaulois (origine Celte) s’installent et créent des villes et des villages : AILLANT s’appelait ALLIENTUM (ientum=nouveau en celte). THOLON viendrait de *tala* signifiant : terre, argile et *tel* : source (en préceltique. En Grec *tholos* :était le nom d’un temple circulaire… Il est curieux de constater l’existence, encore de nos jours, en Grèce, sur la côte Ouest du Péloponnèse, d’une ville du nom de THOLON !!!
  - Dès le 1er siècle avant JC, les peuplades qui occupent les régions environnantes sont toujours en guerre et se disputent notre terre Aillantaise : Edueens (Autun), Lingons (Langres), Senons (Sens). Les Romains en profitent pour occuper progressivement la Gaule. Comme partout en Gaule Romaine, une borne marquait les carrefours ; quant le christianisme s’est implanté, une croix fut dressée sur ces bornes. De cette période aussi date la dénomination de « rue prétoire » en latin (praetorium tente du général et par extension Palais du Gouverneur). C’est le petit tronçon de rue allant de la place des Veaux à la rue Saint Martin.
  - Au 2ème siècle, Saint Martin, soldat romain et chrétien qui devint évêque de Tours, combat les cultes païens, en traversant la vallée, l’Eglise d’Aillant lui fut dédiée et une rue porte son nom.
Pendant le 4ème siècle, la puissance romaine diminue, des peuplades : Francs, Vandales, Burgondes, Wisigoths… envahissent successivement certains points de la gaule romaine et font reculer l’occupation. Les Francs sont les plus combatifs. Les rois Mérovingiens dominent peu à peu et CLOVIS règne sur la Gaule. La reine Clothilde vient dans la région et y fait construire l’abbaye Saint Germain d’Auxerre. De cette époque dates des pierre tombales, des sarcophages alignés, les pieds tournés à l’Est, le long de la Voie Romaine, à droite et à gauche de la route de Ladus, un cimetière y est enfoui à 1m de profondeur.
  - Vers 850 la terre d’aillant fût l’objet d’un échange entre deux puissant voisins : l’Abbaye Saint Germain d’Auxerre et le comte Conrad d’Auxerre (ceci est mentionné dans un document de 863), elle sort du Duché de Bourgogne. C’est une vallée encore peuplée mais AILLENTUM possède une église, un curé et la Chapelle Sainte Anne, en haut du hameau de la Mothe, ermitage dédié à cette sainte, mais aussi bastion de défense avec une tour et entouré de murs crénelés.
  - Vers 1100, le fief d’aillant était propriété de la maison de Saint Maurice Thizouaille et relevait du comte de Joigny. Nous sommes en plein moyen age, l’ancienne Eglise paroissiale datait de cette époque ; située au presbytère, elle fut détruite en 1863 pour reconstruire l’actuelle Eglise , de notoriété internationale, car la seule œuvre réalisée par Viollet le Duc, restaurateur de Vézelay, Carcassonne, Sens et autres lieux.

 

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SOLESMES

Solesmes, commune du département du Nord ( 59 ) porta différents noms au cours des siècles : Fanum Solis - Solemium (705) - Solemia (1174) - Solemio - Solemmes - Solesmnes - Solesmes (1292).

De l'an 706 à l'an 1605 Solesmes reste la propriété de l'Abbaye de Saint-Denis en France qui y fonde un petit prieuré. A cette époque le village de Forest n'existe pas, il est inclus dans le terroir solesmois. (La fondation du village de Forest remonte à 1180 date à laquelle les religieux de Saint-Denis cèdent les bois adjacents à la chaussée Brunehaut à Baudouin V et à Marguerite d'Alsace son épouse).

Les moines défrichent et font défricher la terre mais, pour l'Abbaye de Saint-Denis gérer une grande propriété si loin du siège n'est pas chose facile. Sa richesse excite les convoitises des seigneurs voisins, des évêques des villes proches et même des abbayes situées à proximité. Ainsi les Abbayes de Saint-Denis et Maroilles ont longtemps bataillé pour la possession de Croix-Caluyau.

Pour défendre leurs biens les moines choisissent le seigneur de Bousies comme avoué. Choix qui s'est révélé au fil des ans désastreux car les seigneurs de Bousies sont avides et ... l'avouerie est héréditaire !

Vers 1202-1233 Solesmes est doté d'une charte dite « Loi de Solesmes » pour essayer de régler les problèmes entre l'Abbaye et l'avoué en « encadrant » les actions de ce dernier.

Les finances de Saint-Denis finissent par connaître quelques revers et l'abbaye vend Solesmes à l'Archevêque de Cambrai le 15 février 1605 pour la somme de « 28 000 livres tournoys, monnaie de France, francs deniers » .

- Le 29 juin 822 les Normands ravagèrent le Hainaut.

- En 1186 Beaudouin, comte de Hainaut, entre en guerre avec son beau frère Philippe d'Alsace.

- Dans les années 1340 escarmouches entre Français et le Duc de Normandie.

- 1430-1435 : conflit entre les Armagnacs et les Bourguignons, les Français pillent Solesmes.

- de 1528 à 1538 ce n'est pas une guerre mais un dérèglement climatique « n'eut été la durée inégale des jours, on n'eut pas su reconnaître dans quelle partie de l'année on vivait. L'été semblait avoir pris la place des autres saisons pour régner perpétuellement, et dessécher la terre. Aussi, les récoltes mûrissaient avant d'avoir produit leurs graines, et une multitude d'insectes et de vers leur faisaient d'ailleurs, une guerre continuelle, de sorte qu'il en résulta une effroyable famine qui ne cessa qu'après cinq années » .

- A la fin du 16ème siècle BALAGNY, gouverneur de la citadelle de Cambrai, ravage la région.

Sous le règne de l'archevêque de Cambrai de 1605 à la Révolution Française les guerres ont continuées. Guerres de Trente Ans dès 1636, de Succession d'Espagne ce qui amène la présence de troupes d'une façon quasi permanente jusque 1715 date de la mort de Louis XIV.

Outre les engagements entre belligérants le stationnement des troupes induit pour les habitants de multiples réquisitions : logement, nourriture des troupes et des animaux, destructions des cultures et donc famines.

Si les conflits armés s'apaisent un peu, dans la région, jusqu'à la Révolution, la longue période de guerre que Solesmes vient de traverser a engendré une guerre « économique ». Le commerce des bières, vins, eaux de vie et tabac a pris un essor considérable à Solesmes et dans ses hameaux : les Solesmois, protégés par leurs franchises, vendent leurs alcools à bas prix par rapport au prix officiel pratiqué par les fermiers du Roi. Les conséquences sont : contrebande ; les habitants des cités limitrophes se saoulent et les soldats des garnisons voisines s'enivrent, se battent, désertent, maltraitent les commis qui veulent les arrêter ... Le 6 janvier 1756 marque la fin de cette guerre économique car les habitants de Solesmes n'ont plus le droit de vendre chez eux de l'alcool.

La période révolutionnaire

Le 19 février 1789 les Solesmois choisissent 7 députés pour les représenter au baillage du Quesnoy du 15 au 21 avril 1789.

Ces députés se réunissent dans un café rue Bistoquette (actuelle rue Henri Renaux) qui subsiste toujours.

Comme partout ailleurs on éleva un « autel à la Patrie » dans l'église qui servit également de lieu de réunion mais Solesmes aurait traversé la Révolution sans trop de dommages s'il n'y avait pas eu la coalition de l'Europe contre la France. La guerre est déclarée le 20 avril 1792. Une offensive de l'Armée du Nord tourne court dès le 29 avril. Les Autrichiens sont stoppés par la victoire de Dumouriez à Jemmapes le 5 novembre 1792 mais le répit est de courte durée. Le 18 mars 1793 les troupes françaises sont défaites à Neerwinden et les coalisés (Autrichiens et Anglais entr'autres) reviennent dans le Nord. Le 6 août 1793 le Duc d'York, avec son armée, vient camper à Solesmes au Nord-Est de la ville au lieu-dit « Le Marou », entre Solesmes et son hameau d'Ovillers, à proximité du Béart (pour l'approvisionnement en eau des soldats). A partir de cette date et jusqu'au mois de juillet 1794 de sanglants combats se déroulent dans les régions environnantes et Solesmes supportera, en plus, les conséquences du stationnement d'une armée.

Deux ecclésiastiques, originaires de Solesmes, Louis Alexandre RICHEZ , curé de Briastre et Pascal LANCIAUX , curé de Jolimetz sont respectivement guillotinés à Valenciennes les 17 octobre et 6 novembre 1794. Ils s'étaient réfugiés dans cette ville pendant l'occupation autrichienne.

Après la chute de l'Empire, Solesmes est occupé par les soldats prussiens en 1815 puis par les russes (régiment de la Nouvelle Ingrie, douzième division d'infanterie) de 1816 à 1818. Il s'ensuit de nombreuses contraintes financières pour la commune (qui doit régler les factures des armées occupantes) sans compter celles que subissent les habitants.

Durant le 19ème siècle la ville prend progressivement l'aspect que nous lui connaissons actuellement. Le cadastre de 1844 redresse le tracé des rues, détermine les alignements des maisons et impose des règles d'urbanisme qui devront être respectées au fil des ans.

Le premier cimetière du hameau d'Ovillers est construit en 1842 car, jusqu'à cette date, les morts du hameau étaient inhumés à Solesmes . Implanté route de Forest il est situé à la limité des territoires de Solesmes et Forest et ne peut donc s'agrandir. Il sera transféré à son emplacement actuel, (route de Solesmes à Ovillers) en 1906-1907, en même temps le conseil municipal décide la création du cimetière d'Amerval.

Deux épidémies de choléra (au moins) sévissent en 1832 et 1877.

La guerre de 1870 n'épargne pas Solesmes qui est de nouveau occupé par les Russes. Un monument commémoratif aux Morts de cette guerre s'élève dans le cimetière de la commune.

Le 16 juin 1872 la construction de la ligne de Chemin de Fer Cambrai – Dour (Belgique) est décidée par l'Assemblée Nationale : elle passe à Solesmes. Elle est construite dans la décennie et engendre de nombreuses conséquences : achats et expropriations de terrains, construction de nombreux remblais et déblais nécessités par le profil de la ligne, percement de l'avenue de la Gare...

La première moitié du 20ème siècle est marqué par les deux guerres mondiales.

L'occupation pendant la Première Guerre Mondiale est douloureuse (comme partout en zone occupée) et les combats pour la libération du territoire ont été durs. Le Monument aux Morts de la commune compte 187 soldats morts aux combats ainsi que 14 victimes civiles. Quant à la guerre de 1939-1945, Solesmes déplore 14 soldats tués au combat et 66 victimes civiles tuées lors des bombardements de 1940 et du 9 mai 1944.

Références: site de la ville de Solesmes: www.solesmes.fr

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