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Conseils pour réaliser son arbre
Tout d'abord il est très utile de rassembler tout livret de famille des parents et grands-parents qui sont une source inépuisable de renseignements divers qui mets immédiatement sur la voie. Les actes de ventes, de successions sont également de bonnes bases de départ. Il est possible que d'autres membres de la famille aient déjà entamé une généalogie. Dans ce cas il conviendra de recouper vos propres recherches avec celles collectées par un oncle, un cousin... Surtout n'hésitez pas à interroger vos parents et grands parents sur leurs frères et soeurs, sur leurs propres parents, sur les lieux qu'ils ont traversés durant leur existence, sur les métiers qu'il ont exercés, s'ils ont des livrets militaires, bref tout document faisant référence à un nom, un lieu, une date qui vous aiguilleront lorsque vous serez dans une impasse ( et elles sont nombreuses!!! ). Localisez sur une carte les villages, hameaux, villes qui vous concerne. Ce sera très utile par la suite lorsque vous irez fureter dans les archives des mairies concernées. Grâce à Internet, il est désormais possible de collecter de nombreux renseignements en tapant le patronyme recherché sur votre moteur de recherche. En effet il est fort possible, qu'un cousin éloigné ait entrepris de construire sa généalogie et vous risquez d'y trouver de nombreux ascendants communs. Cette méthode est d'autant plus valable pour les actes très anciens qui nécessitent beaucoup de temps de recherches, de déplacements dans les différentes archives départementales ...
Jusqu'en 1792, ce sont les officiers d'Etat-Civil qui retranscrivent les actes de naissance, de mariage et de décès. Consultez les tables décennales des mairies et des archives ( pour les actes d'avant 1902 ). Les actes de mariage sont les plus intéressants car il y est fait mention des deux époux, de leurs dates et lieux de naissances, de leur filiation, de leur métier. Une fois les dates relevées, il suffit de rechercher dans le registre l'acte concerné et d'en faire une photocopie. Dans les premiers temps, les demandes par courrier vous éviteront de nombreux kilomètres et ne vous poseront aucune difficulté pour les acquérir, soit en joignant une enveloppe timbrée, soit en rémunérant la recherche des employés municipaux par des timbres. Tout est fonction évidemment du volume d'actes que vous leur demanderez. Ensuite il vous faudra vous déplacer pour rechercher vous même, comme décrit plus haut, les registres et les actes dont vous avez besoin. Outre Internet, en cas d'impasse, n'hésitez pas à consulter l'annuaire sur minitel et à contacter des homonymes résidant dans la région où vous avez localisé vos aïeuls. Il était très rare que les familles émigrent en raison de leurs faibles revenus pour la plupart, et leur attachement à la terre. Enfin, il existe de nombreuses sources annexes permettant de sortir des ornières que nous réservent bon nombres d'actes mal rédigés ou incomplètement renseignés: - les cimetières vous permettront de découvrir des dates manquantes ou parfois des photos figurant sur les pierres tombales ( c'est souvent le cas en Belgique notamment ). - les listes de recensement quinquennaux figurant aux archives départementales ou aux archives communales. - les archives notariales consultables aux archives départementales où vous trouverez des inventaires après décès, les donations, les contrats de mariage, les testaments et autres successions. - les listes électorales ( A.D ). - les registres de circonscriptions ( A.D ). - les registres des hôpitaux ( A.D ). etc.............. les registres sont innombrables et variés.
III. Jusqu'au milieu du XVI° siècle Arrivé à ce stade on peut dire que votre arbre comporte un nombre exponentiel d'ascendants, sachant qu'à la dixième génération vous en comptabiliserez 1024 et qu'à la vingtième cela porte à 42000. Mais pour réussir à retrouver tout ce petit monde auquel l'absence d'un seul aïeul ruinerait votre espérance d'avoir vu le jour ( belle leçon d'humilité !!! ), il vous faut vous tourner vers les registres paroissiaux obligatoires depuis l'édit de 1539. Rédigés par les prêtres en deux exemplaires, vous aurez peut être la chance de les découvrir dans les paroisses sous la forme de grimoires poussiéreux ou aux archives départementales pour les moins romantiques d'entre vous. A cette période, il est inutile de préciser que les gens étaient peu nombreux à connaître leur âge, d'où des approximations pouvant aller jusqu'à 5 ans dans les dates que vous aurez à collecter. Prévoyez donc toujours une fourchette assez large dans vos recherches. La consanguinité était également importante à l'époque. Dans les hameaux et les petits villages ruraux, les cousins se mariaient aux cousines très souvent donc ne vous étonnez pas de rencontrer deux fois le même nom sur deux actes différents, ou de voir une de vos branches coupée nette par le fait d'une alliance entre cousins germains. Pour ceux qui comptent une ascendance de notables, ils pourront se tourner vers les registres de bourgeoisie aux archives départementales. Enfin, la noblesse est retranscrite dans les registres nobiliaires.
Il est très rare de remonter avant le XV° siècle si l'on n'est pas issu d'une branche noble dont la généalogie a déjà été maintes fois répertoriée, commentée et publiée. Cependant même de pauvres hères comme 90% de la population, il existe quelques moyens pour pousser un peu plus loin ses recherches et ainsi se confondre avec l'Histoire. Il existe dans les archives départementales, des registres d'estimes, de compoix, de taille, des documents fiscaux connus sous le nom de recherche de feux, les papiers de marcs, les rôles de fouages etc.... Toute sorte de documentation aux noms étranges et parfois difficilement déchiffrable pour les profanes du latin et de la calligraphie moyenâgeuse que nous sommes. Avant le X° siècle il n'existe pratiquement pas de noms de familles. Les individus étaient identifiés par un prénom, un lieu-dit près duquel ils vivaient, un métier qu'ils exerçaient ou une particularité physique qu'ils avaient. ( Henri Lebrun, Jean du moulin ... ) Le XIV° siècle est une des limites que le généalogiste amateur peut atteindre mais pour aller au-delà il faut faire souvent appel à des généalogistes professionnels ou à des cercles généalogistes dont la présence dans la plupart des villes de France sont autant de bouées de sauvetage auxquelles se raccrocher.
La fiche généalogique: - Chaque individu de votre arbre sera identifiable grâce à un numéro, vous-même, point de départ de votre arbre porterez le numéro "1", votre père le numéro "2", votre mère le numéro "3", votre grand-père paternel le numéro "4", votre grand-mère paternelle le numéro "5", votre grand-père maternel le numéro "6", votre grand-mère maternelle le numéro "7" et ainsi de suite. A noter que les hommes portent toujours un numéro pair et que les pères ont toujours un numéro double de celui de leur fils, il suffit ensuite de rajouter 1 pour avoir le numéro de l'aïeule ( simple non???? ). - Pour chaque ancêtre, prenez une fiche bristol classique sur laquelle vous indiquerez: Nom ... Prénom ... Né le ... ( le signe " ° " signifiant né le ) à ... Père ... Mère ... Baptisé le ... ( symbolisé par la lettre " b " ) à ... ( mentionnez l'église du baptême ) Parrain ... ( symbolisé par la lettre " p " ) Marraine ... ( symbolisée par la lettre " m " ) Marié le ... ( symbolisé par le signe " X " ) à ... Contrat de mariage le ... ( symbolisé par les lettres " cm " ) Notaire ... Mort le ... ( symbolisé par le signe " + " ) à ... Enterré le ... ( symbolisé par le signe " (+) " ) à ... Testament ... ( symbolisé par l'abréviation " test " ) Notaire ... - Sur le verso du bristol vous pourrez décrire la vie de votre ascendant, les anecdotes, les enfants et vos notes personnelles. - Les actes que vous aurez récoltés représentant une montagne de documents au bout de quelques temps, regroupez les dans un classeur en les classant évidemment par numéro. - Explorez les registres d'État-civil soit par les tables décennales soit par les répertoires annuels. - En milieu rural, le périmètre des unions était inférieur à 10 kms, aussi si vous trouvez une piste dans un département limitrophe, peut-être est-ce juste un homonyme comme vous en rencontrerez beaucoup. - Pensez à remonter chaque branche séparément sans vous dispersez sinon vous risquez de vous perdre.
Particularité de l'Implexe Nous sommes tous issus d'un père et d'une mère, qui ont eu chacun des parents etc... Si l'on prend en considération qu'une génération représente 25 ou 30 ans, cela nous donne 1024 ascendants au XVII° siècle, 1000 000 sous Saint Louis et 1000 000 000 vers l'an 1000, ce qui est plus que la population de la terre à cette époque. En milieu rural, un village de 500 habitants comptait 5 à 10 familles, c'est pourquoi, immanquablement vous rencontrerez des ancêtres communs à plusieurs ascendants, des consanguinités, des mariages entre cousins. On peut estimer à 1024 le nombre d'ascendants à la 10° génération, 42000 à la 20° et 44000 à la 30°. Nous sommes donc tous cousins entre la 15° et la 20° génération!!!
J'espère que l'ensemble de ses conseils vous donnera l'envie de fouiller les grimoires, de respirer la poussière des archives, de chasser l'ancêtre avec ferveur et humilité car n'oubliez pas que ce n'est pas qu'une collection de patronymes mais les indispensables chaînons qui vous ont mené à la vie.
BON COURAGE ET BONNES DÉCOUVERTES
© 09/04/2002 by FOURNEAU. mail: balouba@free.fr |