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Antoine DU PAYAGE
A vécu sous le règne et la régence des monarques ci dessus
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retour DU PAIAGE
( Numéro SOSA 89814 )
° vers 1470
P= DU PAYAGE Jean Hugues
M=
X vers 1513 avec MALET DE COUPIGNY Hélène
+ le 15 décembre 1531
Enfants= DU PAIAGE Anne et Marie
Seigneur du fief du Paiage à Eterpigny
Ecuyer
Œuvres Historiques Inédites' de Sire Georges Chastellain (XVe siècle) ed. 1837, §Chronique des ducs de Bourgogne – IIIe Part, Chapitre XX (page 321)
Année 1464:
Tout ce temps cy vindrent souvent nouvelles à court des navires du duc que menoit le bastard de Bourgoigne, et de l’exploit qu’il fit ; et fut sceu comment ils avoient esté séparés d’ensemble par fortune de mer, en grand péril tel fois, et en grand désespoir l’ung de l’autre.
Tout enfin touttes-voies se retrouva ensemble à Marseille, par longue traite de temps ; réservé messire Anthoine de Paiage, ung chevalier de grand los, lequel atout sa nef se perdy tout seul en désespoir de tout le monde ; car n’estoit homme qui allast sur mer, de quelque bout du monde que ce feust, qui en sceust dire novelles. Si maintenoit-on long-temps que tout estoit noié, ly et ses gens ; et fut durement plaint, car avoit corage et honneur en ly autant qu’on en sçauroit escrire ; et avoient esté ses œuvres si congneues en estranges terres, que la personne en faisoit bien à plaindre de le perdre ainsy. Estoit cely qui tant se fist congnoistre en Grenade et en Barbarie, par ses haulx faits, que les nacions et meismes les Infidèles en exaltoient sa fame pour ses mérites. Estoy né de Douay, jeusne chevalier soubs quarante ans, rice assez des biens, mès plus encore de vertu et de grand los. Enfin toutes-fois, au bout bien d’ung mois, se retrouva aveucques le flot à Marseille ; de quoi la joie fut grande chà et là. Et là conta de ses aventures. Pestilence se bouta en ses navires ; et commenchoient fort à morir ungs et aultres ; et n’y avoir ne terre ne mer qui les peust sauver, ce sambloit, que tous-jours mortoile ne les sievist ; par quoi durement s’espoventa chascun ; et devint toute la compaignie desbarretée et esbaye. Se dessevrèrent par troppeaux, les ungs ici, les aultres là, pour trouver sauveté ; entre lesquels aux ungs il prist bien, aux aultres non ; car, où que l’on soit, morir convient. Messire Symon de Lalaing y perdist deux beaux escuyers, ses enfans, qui dommage fut, et à dur le porta ; Philippe de Corselles, bailly de Dijon, y mourut aussi, dont ce fut grand perte pour les biens qui y croissoient ; ung Jehan Verdeau aussy, noble homme, natif de Valenciennes y mourut à Marseille, aveucques multitude d’autres, jusqu’au nombre bien de cinq cents, part quoi la compaignie estoit moult affoiblie.
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© 09/04/2002 by FOURNEAU. mail: genefourneau@orange.fr
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